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Perles sur la parachat Emor

Mercredi 29 avril 2015
Catégories : Paracha de la semaine, Vaykra

Perles recueillies en survolant le Séder de Emor.


Double parole.

 

L'Éternel dit à Moché : "Parle aux pontifes, fils d'Aaron, et dis-leur etc." (21;1)
Une apparente redondance alourdit le texte : émor/véamarta, qui les deux formulent la demande de parler aux Cohanims.

Les Sages nous apprennent que ce double "dire" vient enseigner que les grands doivent également avertir les plus jeunes des injonctions de la Torah. Rav Moché Feinstein tente d'établir le lien entre la répétition du verbe "dire" et la sollicitation éducative des rabbins.

 

C'est qu'en fait, dit-il, un simple discours montrant au jeune la voie à suivre ne suffit pas. Même si le père, bien intentionné, prend la peine de raconter à son fils tout l'effort et l'abnégation qu'ont nécessités sa propre observance de la Torah, il y a lieu de craindre que celui-ci en soi découragé. "Je n'ai pas les mêmes forces que mes parents", se dira-t-il. Empli de compassion pour ses parents qui ont tant donné, il ne se sentira pas lui –même le courage de les imiter.

En fait, le parent n'augmentera les chances de faire réussir son enfant dans le chemin de la Tora que s'il prend la peine également de lui enseigner le plaisir et le bonheur d'une vie de Torah.

Seul cet effort pédagogique persuadera l'enfant de suivre le chemin de ses parents.

C'est pour cela que la Tora double la sollicitation de transmission : une fois pour elle-même, et une autre fois pour le caractère encourageant que doit véhiculer cette transmission.

Même en travaillant.

 

"Qu'ils respectent mon observance et ne s'exposent pas, à cause d'elle, à un péché, car ils mourraient pour l'avoir violée : je suis l'Éternel qui les sanctifie."(22,9)
Rachi explique que ce verset expose la gravité de la faute de celui qui mangerait de la Térouma (prélèvement) en état d'impureté corporelle. Sa peine est qu'il est condamné à mort par les cieux. Rabbi Yérouham de Mir commente : " Nous pouvons y voir une allusion à quelque chose de très grand concernant notre travail (envers Hachem), c'est que lorsqu'un homme est occupé à faire une Mitsva, il doit être attentif et prendre garde à ce que cette Mitsva soit réalisée avec une pureté totale, et qu'elle ne porte en elle aucune faute. "

 

L'éclat de la supputation.

 

" Puis, vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête, depuis le jour où vous aurez offert l'Omer du balancement, sept semaines, qui doivent être entières " (23,9)
Les Bné Israel étaient engloutis dans 49 portes d'impuretés lorsqu'ils sortirent d'Egypte. Grâce au compte de l'Omer ils purent monter les échelons de la pureté, processus qui se répète en réalité chaque année. C'est ainsi que le Or Hah'ayim explique le mot "Oussfarteme" (vous compterez) dans lequel on peut retrouver le mot Saphir, fameuse pierre précieuse à laquelle l'âme est comparée. Grace à la période de l'Omer, nous avons la capacité de nettoyer notre âme des scories qui s'y sont collés et laisser apparaitre le saphir dans tout son éclat.

 

Plus grande est la chute…
 

"Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l'arbre hadar, des branches de palmier, des rameaux de l'arbre aboth et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez, en présence de l'Éternel votre Dieu, pendant sept jours." (23,40)
Le Talmud essaye de retrouver dans le verset une indication qui nous permettrait d'identifier le fruit agité à Soucot avec l'Etrog. Et d'apporter entre autres arguments que ''hadar'' signifie "qui demeure", faisant allusion au fait que l'Etrog se maintient sur l'arbre durant toute l'année.

 

L'un des grands maitres du Moussar contemporain, Rav Eliahou Loupian, y voit un enseignement concernant la personne vouée à l'étude et à la pratique de la Torah, justement représentée dans la Tradition par l'Etrog : le maintien de ce fruit sur son arbre plus longtemps est à la fois un avantage et un danger. L'avantage est la maturité à laquelle ce fruit peut aboutir. Même terminé, il est encore relié à sa source de vie.  En revanche, s'il en arrive à tomber de l'arbre, le choc en sera généralement plus fort que celui provoqué par la chute d'un "petit" fruit non parvenu à maturité. Et le fruit en sera fortement endommagé Ainsi en est-t-il du Talmid-Hakham, il est constamment lié aux sources de la vie mais toute chute est dangereuse.

 

Rav Chmouel Olivier  

L'étude d'aujourd'hui est dédiée à la réfoua chélema de Rabbi Avraham Moréno Albert Ben Rivka. 

Merci de prier pour lui !!