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Tremper un Kelli avant de l'offrir ?

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Catégories : Comportement
femme
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Jeudi 07 novembre 2019 à 13h11

Chalom Rav, Est-ce que si je trempe un Keli au mikve avant de l'offrir à un juif, la personne a le devoir de le retremper ?

Merci Rav

Lundi 11 novembre 2019 à 22h24

Chalom !

 

Vous posez une excellente question !

 

Je vais tenter d'y répondre de la façon la plus claire possible Béézrat Hachem !

 

Tout d'abord vous n'avez aucun devoir de tremper un ustensile que vous offrez à quelqu'un. Il pourra le tremper de lui même.

 

Disons que vous souhaitez le tremper de vous même pour lui "économiser" la fatigue d'aller le tremper (bien qu'en fait c'est un mérite pour cette personne d'accomplir la Mitsva de tremper l'ustensile), les décisionnaires écrivent que vous ne pouvez pas le faire et que si vous l'avez fait, la personne receveuse devra à son tour le retremper (sans Brakha).

 

En effet affirment-ils, pour la personne qui offre le cadeau, cet ustensile n'est pas un ustensile de nourriture mais plutôt un ustensile servant d'offrir un cadeau. En effet l'utilisation que vous ferez de cet ustensile est non pas de manger avec, mais de l'offrir. Dès lors votre immersion n'a aucun sens. (Cf. Min'hat Chlomo du Rav Chlomo Zalman Oyerbakh zatsal tome 2 chap. 66 § 20, et Séfer Mékor 'Haïm du Rav Ségalovits de Vilna).  

 

Ce que certains ont proposé consiste à faire acquérir cet ustensile à la receveuse par l'intermédiaire d'une tierce personne, de sorte à ce que selon les lois de la Torah cet ustensile appartienne d'ores et déjà à la personne receveuse, et ainsi, vous pouvez le tremper puisque pour cette personne l'ustensile sera bel et bien un ustensile destiné à la consommation. (opinion du Mékor 'Haïm). 

 

Le Rav Oyerbakh quant à lui, remet en question cette opinion et selon lui ce conseil n'est pas vraiment valable. En effet qui me dit que le receveur comptera se servir de cet ustensile pour manger. Peut être qu'il en a déjà un et qu'il voudra le vendre ou l'offrir à quelqu'un d'autre et on en revient donc au même problème.


A mon humble avis un autre problème vient se greffer, c'est que si vraiment cet ustensile appartient à l'autre, de quel droit je lui "vole" la Mitsva en le trempant moi même. Mais s'il s'agit d'un cadeau que l'on veut faire à une personne non religieuse, dont on sait qu'elle ne le trempera pas ou qu'elle ne souhaitera en tout cas pas le tremper, c'est clair que mon argument tombe à l'eau. 

 

Résumé : Le mieux si vous l'offrez à une personne dont vous savez qu'elle le trempera si elle s'en servira sera de ne pas le tremper et de lui laisser à elle le soin de le faire. Si vous pensez qu'lele ne le trempera peut être pas, je vous recommande de suivre le conseil qui consiste à le faire acquérir à la personne par l'intermédiaire d'une tierce personne, puis de le tremper sans Brakha.

 

En termes concrets qu'est ce que cela signifie faire acquérir par l'intermédiaire ?

 

Si vous Annaelle souhaitez offrir une casserole à Mme Rivka. C'est très simple. Vous prenez cette casserole, demandez à votre amie Dvorah de le soulever dans l'intention de le faire acquérir à Mme Rivka. Aussitôt l'ustensile soulevé par Dvorah dans cette intention, selon al Torah l'on considère que cet objet appartient à Rivka. Vous pouvez donc dès lors selon certains le tremper au Mikvé à sa place.

 

Béhatsla'ha Rabba !

 

Béhatsla'ha !

homme
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Lundi 11 novembre 2019 à 23h02

Bonjour cher Rav, très belle réponse bH; simplement, deux autres conseils dans le cas soulevé par la questionneuse: - qu'après l'avoir acheté, elle désigne l'objet à une utilisation requérant le mikvé (si c'est une tasse, y boire un verre d'eau), qu'elle le trempe au mikvé et qu'elle s'en serve pour cette utilisation, même une fois. Lorsqu' ensuite elle l'offrira, la receveuse n'aura donc plus besoin de le tremper au Mikvé. (Simplement il faudra bien faire attention à ce que l'utilisation choisie requiert bien le mikvé et aussi à ne pas "tromper" la receveuse du cadeau en lui faisant croire que l'ustensile n'a jamais été utilisé. Je suppose aussi que l'utilisation faite par l'offreuse est kéchéra selon tous les avis pour être sûr que la receveuse n'aura besoin de le cachériser aussi. ) - ou alors, si c'est possible qu'elle le rende absolument inutilisable et le fasse réparer par un juif (cf. le Rav pour les modalités précises ;-) ). Ainsi, ce sera un ustensile fabriqué par un juif, et dont tous les propriétaires depuis la réparation sont juifs: à nouveau, pas besoin de tremper Qu'en pensez vous cher Rav ?

Lundi 11 novembre 2019 à 23h09

Bonjour cher Rav, très belle réponse bH;

 

Chalom cher ami ! Merci !

 

simplement, deux autres conseils dans le cas soulevé par la questionneuse:

 

- qu'après l'avoir acheté, elle désigne l'objet à une utilisation requérant le mikvé (si c'est une tasse, y boire un verre d'eau), qu'elle le trempe au mikvé et qu'elle s'en serve pour cette utilisation, même une fois. Lorsqu' ensuite elle l'offrira, la receveuse n'aura donc plus besoin de le tremper au Mikvé. (Simplement il faudra bien faire attention à ce que l'utilisation choisie requiert bien le mikvé et aussi à ne pas "tromper" la receveuse du cadeau en lui faisant croire que l'ustensile n'a jamais été utilisé.

 

Je suppose aussi que l'utilisation faite par l'offreuse est kéchéra selon tous les avis pour être sûr que la receveuse n'aura besoin de le cachériser aussi. )

 

Très bonne idée. Simplement il faudra prévenir la receveuse et je ne sais pas si elle sera très contente qu'on se soit servi de ce verre. 

 

D'autre part je ne suis pas certain que votre conseil sera absolument Cacher. En effet, selon certains décisionnaires on va par rapport au Rov Chimouch, c'est à dire à l'utilisation majeure que l'on compte faire de l'ustensile. Si par exemple, si vous achetez une dînette d'enfants pour y jouer et que vous pensez de façon provisoire vous en servir pour boire, vous ne devrez pas la tremper puisque l'utilisation principale est de s'en servir en tant que jouet.

Dans notre cas je pense que c'est un peu la même chose. Donc je ne retiens pas trop ce conseil bien qu'il est bien pensé, comme d'habitude d'ailleurs.

 

- ou alors, si c'est possible qu'elle le rende absolument inutilisable et le fasse réparer par un juif (cf. le Rav pour les modalités précises ;-) ). Ainsi, ce sera un ustensile fabriqué par un juif, et dont tous les propriétaires depuis la réparation sont juifs: à nouveau, pas besoin de tremper

 

Ce conseil est valable. Mais dans le cas d'un verre ou d'une casserole je vois difficlement comment techniquement vous pouvez le faire.

De plus ce conseil ne sera que pour un ustensile dont il est impossible de le tremper ou dans le cas où on l'offre à une personne que l'on soupçonne de ne pas tremper ensuite (en lui précisant bien qu'on a fait cela au cas où elle souhaite le tremper qu'elle ne fasse pas une bénédiction en vain). Mais s'il s'agit d'un cadeau offert à une personne religieuse et qu'il est apte à être trempé, il sera désirable de ne pas faire cela.

En effet dans ce conseil on gâche une Mitsva. On trouve une solution pour éviter la Mitsva. Ce n'est pas l'idéal !

 

Béhatsla'ha !

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L'étude d'aujourd'hui est dédiée à la réfoua chélema de Rav Avraham ben Rivka