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Est ce permis de marchander ?

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Catégories : Comportement
femme
408 questions
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9médaille de bronze
Jeudi 08 novembre 2018 à 21h15

Bonsoir Rav Hodech tov oumevorah J'espere que vous allez bien Est ce autorisé de marchander un prix ou pas ?

Merci beaucoup

 

Jeudi 08 novembre 2018 à 22h43

Chalom ! 

 

Vous êtes la deuxième aujourd'hui à me poser une question sur le sujet de Honnaa. 

Si vous êtes certaine que le prix qu'il voous propose est le juste prix et que vous voulez marchander pour arnaquer le vendeur c'est un Issour de la Torah de Honaa.

Par contre si vous pensez que le prix qu'il vous propose est exagéré ou qu'il est supérieur au prix dans d'autres endroits, il n'y a pas de problème. 

 

Si le vendeur n'est pas juif, il n'y a aucun problème, les lois de Honnaa n'étant d'actualité que dans la mesure où il est juif.
Je vous fait, en votre honneur un petit copier collé d'un prochain livre Béézrat Hachem sur ce sujet, comme je l'ai fait tout à l'heure :

 

Les décisionnaires écrivent que l'interdiction de procéder à la Honaa et de vendre un objet à un prix exagéré ne concerne que les juifs. En effet, il est écrit dans le verset "Vous ne vous léserez pas les uns les autres entre frères". De là nous déduisons qu'il n'est pas interdit de léser un non juif .

 

Cette autorisation est valable même dans le cas où selon les lois du pays dans lequel on vit, il est interdit de léser les non juifs .

 

En revanche dans le cas inverse, où le non juif nous aurait lésés, nous pouvons le condamner de sorte à ce qu'il nous rende la somme volée.

En effet, il n'a pas un statut supérieur à celui d'un juif qui nous aurait lésés et dont la Halakha est qu'il doit nous rembourser cette somme d'argent .

 

  L'erreur faite par un non juif.

 

Les décisionnaires écrivent que lorsqu'un non juif s'est de lui-même trompé dans le calcul etc. sans qu'on n'en soit coupable, ce n'est pas nécessaire de le remettre de cette erreur, ni de lui dire quoi que ce soit lorsque celle-ci est à notre avantage.

Prenons le cas d'un client qui aurait acheté une marchandise pour 200 Euros. Le non juif se trompe et lui facture 100 Euros. Le juif n'aura pas le devoir de le lui faire savoir.
     

  Faire le non juif se tromper.

 

En revanche, il existe une discussion entre nos maîtres quant à savoir s'il est autorisé d'employer des astuces malhonnêtes pour le faire se tromper. Certains ont autorisé si on est certain qu'il ne va s'en apercevoir, tandis que d'autres décisionnaires prétendent que c'est interdit même si l'on est certain qu'il ne s'en apercevra jamais .

En pratique la conclusion des décisionnaires est qu'il faut interdire un tel comportement a priori .

 

Si cela a déjà été fait, la conclusion des décisionnaires est que ce ne sera pas la peine de lui rembourser la somme en question .

 

Les décisionnaires ont beaucoup insisté sur le fait que l'argent gagné en trompant les non juifs est un argent non Cacher, et il est à l'origine d'une ruine soudaine. Quand bien même on se servira de cet argent pour accomplir des Mitsvots, celles-ci perdent toutes leur valeur etc.

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